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Le Ventoux : dernier-né des Parcs Régionaux

Terre de collines, de garrigues et de grands espaces, le Vaucluse a d’abord donné naissance au Parc Naturel Régional du Luberon, dès 1977, avant de créer cette année celui du Ventoux.

Parcs Nationaux vs. Régionaux

Est-il utile de rappeler la différence entre un Parc Naturel National, généralement inhabité et qu’on pourrait comparer à une réserve naturelle, et un Parc Naturel Régional, un espace à la fois riche et fragile, dont on entend préserver à la fois l’environnement et les activités humaines.


Pourquoi un Parc ?

Le Parc du Ventoux est né cet été de la volonté de protéger et mieux harmoniser protection de l’environnement et développement économique et social de la mythique montagne de Provence.

©F. Melki/Biotope

Une incroyable biodiversité

Le classement dès 1990 du Ventoux en Réserve de Biosphère par l’UNESCO, puis son rattachement au réseau européen des zones Natura 2000, attestent de l’incroyable diversité des milieux et des espèces végétales et animales qui l’habitent.
L’entomologiste Jean-Henri Fabre témoignait déjà en 1879 qu’on y trouvait des espèces du continent africain, comme les grenadiers qui poussaient au piémont de la montagne, mais aussi, au sommet, des petits pavots, plus répandus dans les solitudes glacées du Groenland ! Entre les deux, une immense palette.

Le vautour percnoptère, l’aigle royal, l’Apollon, cet emblématique papillon mis en danger par le réchauffement climatique… ce ne sont que quelques espèces parmi les 150 espèces d’oiseaux, les 1500 essences végétales ou les 500 types de papillons… Aux cerfs, chevreuils, chamois et sangliers est venu s’ajouter ces dernières années… le loup. Cet environnement riche fait depuis longtemps le bonheur des naturalistes.

©P Aghilar/PNRMV

200 000 ans d’histoire

C’est près de Monieux que les plus anciennes traces de la présence humaine dans le Ventoux ont été retrouvées : des outils, mais aussi les ossements d’une Néandertalienne, ayant vécu il y a 200 000 ans ! Dans une cavité près de Brantes, ce sont des os fossilisés d’ours brun, de prédateurs carnivores et d’ongulés qui témoignent d’une bien plus grande biodiversité qu’au XXIe siècle.
Des trompettes en terre cuite de l’époque gallo-romaine découvertes au sommet du Ventoux attestent de la fascination de l’homme pour le Ventoux. On les attribue en effet au culte de Vintur, « l’Etincelant » celui qui se voit de loin, le dieu du Mont, dont on pense qu’il donna son nom à la montagne. Mais les vestiges les plus importants de la période gallo-romaine sont sans conteste les sites de Vaison-la-Romaine, dont le théâtre antique.

Du Moyen-Âge on devine les temps incertains à travers les villages perchés fortifiés, dont ceux de Venasque, le Barroux ou Séguret, parmi beaucoup d’autres. Commence aussi à cette époque le déboisement des forêts du Ventoux. Le pastoralisme et le feu son acolyte en sont à l’origine, jusqu’à laisser les flancs de la montagne vides de tout arbre. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on entreprendra de reboiser le Ventoux qui abrite aujourd’hui la plus vaste cédraie d’Europe.

Photo: Go-Production.com

Les gens du Ventoux

DE PETRARQUE A TOM SIMPSON

Le 26 avril 1336, le poète humaniste italien Pétrarque fit la première ascension du Ventoux, un parcours initiatique qu’il relata dans un recueil éponyme.

L’entomologiste Jean-Henri Fabre emprunta les mêmes chemins et releva la très grande richesse de la flore locale, depuis l’étage méditerranéen jusqu’à l’étage subalpin.



Depuis, les cyclistes en ont pris l’assaut, jusqu’à faire du Ventoux l’un des cols mythiques. En direct devant les caméras du Tour de France 1967, dans l’aride pierrier du sommet, le Britannique Tom Simpson s’effondra sans jamais pouvoir se relever, et ce sommet redouté résistera à des vainqueurs du Tour, participant ainsi à forger la légende de la montagne chauve de Provence pour les cyclistes du monde entier.

JH Fabre©Arch.P. du Roure-Avignon

Les ambitions du Parc

Elles sont diverses : protéger sa faune, sa flore, ses espaces naturels, mais aussi ses traditions. Promouvoir une agriculture en circuits courts et un tourisme nature, prendre soin des paysages pour demain, par exemple en aménageant mieux les entrées de villes ou en accompagnant un développement harmonieux des énergies renouvelables…

Les glacières du Ventoux

Du 17e au 19e siècle, des cavités sur les pentes de la montagne étaient utilisées pour accumuler et tasser la neige, afin d’obtenir des cubes de glace.

©M. Dusacq/PNRMV

Le Parc du Ventoux, c’est :

35 communes autour du Géant de Provence

De nombreux villages, et les villes de Carpentras, Vaison-la-Romaine et Pernes-les-Fontaines

Un point culminant : 1910 m

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